Petite j’étais passionnée par la cuisine, je cuisinais en cachette du sucrée du salée toute seule car l’organisation de la maison faisait que j’étais souvent seule chez moi… Puis j’ai arrêté, du moins diminué mes activités d’essais ou de création culinaire car j’ai pensé que ce métier était trop difficile. En préambule, j’aurai aussi pu écrire que ma mère ne cuisinait pas spécialement et pas souvent, pourtant, quand elle s’y mettait tout était vraiment très bon. En vérité, je ne sais pas si l’aversion de la cuisine chez ma mère a créé en moi l’envie de consommer de bon petits plats… Lorsqu’on dit que l’on fait beaucoup de chose pour ou à cause des parents… c’est peut-être son attitude qui a développé cette envie chez moi 🤔💭

Nous n’avions pas beaucoup d’argent et le frigo était souvent vide, je cuisinais les produits de base à l’aide de bouquin de cuisine, j’étais super jeune et je maniais le gaz comme une grande. J’adorais ça, les odeurs, couper les oignons, roussir la viande, puis je faisais des gâteaux …en fait je me faisais à manger !! Et comme je savais que je n’avais pas le droit de toucher « au feux » (#année80) , je jetais tout avant que ma mère ne rentre !! Je faisais un tel gâchis quand j’y repense – je n’ai jamais compris comment ça se fait que ma mère n’ait jamais remarqué que les rations des placards diminuaient !!! – Puis un jour j’ai osé! J’ai fait une tarte aux pommes…laissée sur la table… Lorsqu’elle est rentrée, elle était stupéfaite, elle ne se doutait pas que d’une part, je n’en étais pas à mon 1er essai et d’autre part que c’était un vrai challenge vérité pour moi, j’avais utilisé le four alors que je n’avais pas le droit!! Mais en bonne gourmande qui se respecte elle m’a demandé comment j’avais fait tout cela en s’empressant de se découper une part 😅… Du coup les jours qui ont suivis, elle s’attendait à retrouver une surprise sucrée à son retour du travail… Elle ne m’a pas du tout disputé mais au contraire était demandeuse !

Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai arrêté de cuisiner, faire des études de cuisine ; ce métier a des horaires rudes, je crois que ça a été le principal frein… mon désir de fonder une famille l’a peut être inconsciemment emporté sur la fascination de transformer un produit et de voir l’effet qu’il peut donner aux papilles et aux gens toutes cultures confondues…c’est juste extraordinaire de voir la réaction sur un visage de quelqu’un lorsqu’il goute un aliment… l’ambiance qu’un bon repas provoque, la curiosité et l’enthousiasme lorsque l’on découvre un nouveau plat… se faire un bon resto peut être le thème principal d’une soirée entière ! #lebonheurgustatif

Aujourd’hui j’essaie de cuisiner aux mieux, je régale toute ma famille, mais je n’ai pas confiance en moi, pourtant, je n’ai que des compliments lorsque je cuisine, et puis surtout j’aime sentir ou même ressentir les odeurs et imaginer le goût en bouche … La cuisine est un moyen d’expression pour moi aussi fort que l’écriture … Mais ni l’un ni l’autre ne font partie de mon métier… même si l’écriture est tout de même plus facile à intégrer dans mon taf de tous les jours.

C’était ma petite histoire « Fall in Food » peut être un énième site ou l’on partage des expériences culinaires, mais la vérité c’est que manger est une question de vie ou de mort… lorsque l’on a la chance de pouvoir manger à sa faim, cuisiner, c’est sublimer la vie ✨